Uber et OpenAI ont annoncé l’extension de leur partenariat : ChatGPT Work sera désormais utilisé par l’ensemble des quelque 30 000 employés d’Uber dans le monde. L’entreprise de transport avait auparavant testé le service auprès d’un groupe beaucoup plus restreint.
Cette décision constitue un déploiement à l’échelle de toute l’entreprise, mais Uber n’a pas encore défini précisément la manière dont chaque équipe utilisera l’outil. Selon Sumanth Sukumar, vice-président de l’ingénierie chez Uber, l’objectif est de rendre des outils d’intelligence artificielle accessibles aux équipes tout en leur laissant une marge d’expérimentation.
D’un pilote de 1 000 personnes à toute l’entreprise
Le pilote de ChatGPT Work avait commencé plus tôt dans l’année auprès de 1 000 employés. Il concernait des collaborateurs issus de plusieurs fonctions, notamment la finance, les opérations et les équipes produit.
Uber indique que la majorité des premiers utilisateurs, environ 80 %, n’étaient pas ingénieurs. Ce point est présenté par l’entreprise comme un élément important de son expérimentation : les usages ne se limitaient pas aux équipes techniques et concernaient des activités opérationnelles ou administratives.
Durant cette phase, les employés ont utilisé l’outil pour plusieurs types de tâches. Sumanth Sukumar cite notamment l’analyse de données complexes provenant des opérations afin d’identifier des tendances et de formuler des recommandations. Le service a également servi à adapter des supports de formation à différents marchés et langues, ainsi qu’à créer des tableaux de bord interactifs personnalisés pour le suivi du travail quotidien.
Une généralisation accompagnée d’expérimentations
Le passage à l’ensemble des employés ne signifie pas qu’Uber a déjà arrêté un catalogue d’usages standardisé. L’entreprise dit vouloir donner aux équipes la possibilité d’explorer différentes applications de ChatGPT Work, sans annoncer de méthode unique pour tous les métiers.
Uber a également expérimenté une organisation appelée « AI pods ». Plus tôt dans l’année, 30 ingénieurs spécialisés dans l’intelligence artificielle ont été associés à des équipes de l’entreprise pendant deux semaines. L’objectif était d’automatiser certaines parties de leur travail en combinant l’expertise technique avec la connaissance concrète des métiers concernés.
D’après Sumanth Sukumar, cette expérience a montré le potentiel d’une collaboration entre ingénieurs et équipes opérationnelles. Cette appréciation relève de la déclaration du dirigeant ; la source ne fournit pas de mesure détaillée des gains obtenus ni de liste des processus effectivement automatisés.
Un déploiement encore soumis à évaluation
Uber n’a pas communiqué le montant consacré à cette généralisation. L’entreprise prévoit plutôt de suivre la manière dont ses employés utilisent la technologie, les flux de travail qu’ils mettent en place et l’aide apportée dans l’exécution de leurs tâches.
Ces observations doivent servir à évaluer les résultats du déploiement et à orienter les futures décisions d’Uber en matière d’intelligence artificielle. La société précise qu’OpenAI a travaillé étroitement avec elle pour intégrer le chatbot, sans détailler dans la source les modalités techniques de cette intégration.
Le déploiement intervient alors qu’OpenAI cherche à développer son activité auprès des entreprises. La source présente ChatGPT Work comme un agent d’intelligence artificielle destiné aux environnements professionnels et indique qu’OpenAI accélère sur ce marché face à Anthropic. Elle ne fournit toutefois pas de comparaison chiffrée entre les deux sociétés ni de détail supplémentaire sur les contrats commerciaux concernés.
Ce que cette décision change concrètement
Pour Uber, la conséquence immédiate est l’accès de toute sa main-d’œuvre mondiale à ChatGPT Work, contre 1 000 utilisateurs lors du pilote. Les cas d’usage pourront donc être explorés dans des fonctions variées, au-delà de l’ingénierie, notamment dans l’analyse opérationnelle, la formation et le pilotage quotidien.
La prochaine étape sera l’observation de ces pratiques plutôt qu’une automatisation déjà définie de l’ensemble des métiers. Uber devra identifier les flux de travail réellement adoptés, mesurer leur efficacité et déterminer lesquels justifient une intégration plus durable. À ce stade, l’entreprise annonce une généralisation de l’accès et un cadre d’expérimentation, mais pas un bilan chiffré ni un modèle d’utilisation uniforme.
