Instacart pourrait changer de propriétaire. Selon plusieurs informations de presse rapportées le 24 octobre 2026, l’entreprise américaine de livraison de courses aurait mandaté une banque d’investissement afin d’évaluer ses options stratégiques. Parmi celles-ci figurerait une vente à un acteur plus important du secteur.
Le scénario reste cependant hypothétique. Les informations disponibles évoquent des discussions préliminaires et aucun accord de cession n’a été annoncé. Instacart n’a pas encore commenté publiquement ces informations au moment de la publication de la source.
Des discussions rapportées avec DoorDash
Le premier élément vient de The Information, qui a rapporté vendredi qu’Instacart avait engagé une banque d’investissement pour l’aider à examiner ses possibilités. Le média indique également que la société aurait tenu des discussions d’acquisition avec DoorDash.
Cette formulation décrit une démarche d’évaluation, et non une transaction finalisée. Le mandat confié à une banque peut servir à étudier plusieurs options, dont une éventuelle vente, mais la source ne précise ni les conditions envisagées ni le niveau d’avancement des échanges avec DoorDash.
Uber aurait également été approché
Bloomberg a de son côté rapporté qu’Instacart avait aussi discuté avec Uber. Selon ces informations, Uber aurait finalement quitté ces discussions. Là encore, aucun détail supplémentaire sur les modalités, le calendrier ou les raisons de ce retrait n’est fourni dans la source.
Il faut donc distinguer trois niveaux d’information. Le premier est l’existence rapportée d’une réflexion stratégique assistée par une banque. Le deuxième concerne des échanges supposés avec DoorDash et Uber. Le troisième, qui n’est pas établi, serait la conclusion d’une vente. À ce stade, seule l’hypothèse de discussions est documentée.
Une valorisation et une réaction boursière observées
Instacart affiche actuellement une capitalisation boursière supérieure à 13 milliards de dollars, selon la source. Son cours aurait progressé de 25 % depuis le début de l’année. Ces éléments peuvent expliquer pourquoi une cession serait examinée à un moment jugé favorable par l’entreprise, mais cette lecture relève d’une interprétation rapportée et non d’une explication officiellement donnée par Instacart.
La perspective d’une vente potentielle a toutefois eu un effet immédiat sur les marchés. Le cours d’Instacart aurait bondi de plus de 9,2 % vendredi après la diffusion des informations. Dans le même temps, les actions d’Uber et de DoorDash auraient reculé. Ces mouvements traduisent la réaction des investisseurs à la possibilité d’une opération, pas la confirmation de celle-ci.
Pourquoi la prudence reste nécessaire
La source souligne que le marché de la livraison de courses pourrait devenir plus concurrentiel. Cette perspective est présentée comme une raison possible pour laquelle Instacart souhaiterait profiter de conditions jugées favorables avant une intensification de la concurrence. Elle ne constitue pas une déclaration officielle de la société ni une confirmation de sa stratégie.
Plusieurs issues restent donc ouvertes : les discussions peuvent se poursuivre, être interrompues ou ne déboucher sur aucune opération. La présence de DoorDash dans les échanges rapportés ne signifie pas que l’entreprise deviendra acquéreuse, tandis que le retrait attribué à Uber écarterait, selon Bloomberg, cette piste à ce stade. Les informations publiées ne permettent pas de déterminer si d’autres options sont étudiées.
Les conséquences concrètes
Pour Instacart, l’annonce rapportée a déjà produit une conséquence visible : une forte hausse de son cours en séance. Pour DoorDash et Uber, la réaction boursière a été négative le même jour, alors même qu’aucune acquisition n’a été annoncée. Pour les actionnaires et les partenaires de l’entreprise, le principal enjeu immédiat est donc de distinguer la spéculation de marché d’un accord formel.
La prochaine étape identifiable est une éventuelle prise de position d’Instacart, que TechCrunch a contactée pour obtenir un commentaire. Tant que cette réponse, une offre officielle ou un accord définitif n’est pas rendu public, la vente de l’entreprise à DoorDash, à Uber ou à un autre acteur doit être considérée comme une possibilité, et non comme une décision acquise.
Source : techcrunch.com
